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La jalousie – Intro

By Sandrine

Ah la jalousie…

Ce sentiment qui  touche tout le monde, d’une façon ou d’une autre, tôt ou tard, qu’on en soit l’instigateur ou la victime…

Il faut avant tout savoir que selon une  étude canadienne la jalousie se situerait au deuxième rang des difficultés les plus importantes parmi 37 situations conjugales.

Les experts en psychologie ont différentes manières de décrire et de classifier les différentes formes de jalousie.

Ma préférée (et à mon sens la plus simple) est celle de ce cher Freud. Selon Freud à côté de la jalousie habituelle, le psychanalyste identifie une jalousie pathologique qui devient une passion dangereuse teintée de sentiment d’abandon, aboutissant à plus ou moins long terme, à un état de despotisme mêlant amour et haine chez l’autre.

Toujours selon lui (comme selon la plupart des experts, même s’ils ne les nomment pas de la même façon, et qu’il y a des variantes dans leur description) il existerait trois formes de jalousie

1.       La jalousie concurrentielle : Elle serait ressentie après avoir été trompé par le ou la partenaire sexuelle entre autres. L’état affectif de la personne trompée est alors teinté d’humiliation, de douleur, d’angoisse, de blessure narcissique, de frustrations, et surtout d’hostilité envers l’autre c’est-à-dire le rival. Il s’agit d’une forme de jalousie généralement fréquente qui ne pourra être « digérée » que par un travail de deuil jusqu’à obtention, quand c’est possible, d’un équilibre psychologique : la guérison mentale. Bien entendu ceci passe par l’acceptation (avec éventuellement une référence au pardon) qui est impossible pour certains à cause d’une attention négative sur celui qui devient le concurrent, le rival alors qu’il était l’être aimé avec lequel parfois on avait fusionné.

 2.       La jalousie projetée : particulièrement fréquente, elle se caractérise par le soupçon que le jaloux porte sur l’autre, étant lui-même infidèle ou ayant des instincts, des tendances, des pulsions d’infidélité qu’il réprime, qu’il n’accepte pas, qu’il refoule.

 3.       La jalousie délirante : la troisième forme de jalousie correspondant à une tentative intense pour se défendre contre une sorte d’homosexualité refoulée (cas du président Schreber en 1911). Cette forme de jalousie délirante serait attachée au complexe d’Oedipe et relèverait d’un état psychopathologique sévère pouvant aller jusqu’à la paranoïa.

Cette dernière forme est celle qui diffère le plus selon les psychologues. Pour certains experts, cette 3° forme de jalousie est plutôt définie de la manière suivante :

La jalousie psychotique : véritable pathologie, au sens maladif du terme, elle surviendrait chez certains individus de type paranoïaque. La jalousie psychotique se caractérise par une méfiance, une certaine susceptibilité et un orgueil. Au cours de la jalousie psychotique le jaloux est susceptible de devenir violent via un harcèlement constant. Autrement dit  la jalousie pathologique est une forme de paranoïa exacerbée par un partenaire facilement culpabilisé ayant la caractéristique de manquer de confiance en lui et cherchant à se justifier. Ce type de morbidité est susceptible d’évoluer vers un développement de la jalousie de manière chronique.

 Je sais qu’à ce stade là, certains commencent à paniquer en se demandant s’ils ne sont pas des paranoïaques qui s’ignorent.

Mais commençons par définir ce qu’est vraiment ce sentiment, qu’on est tous d’accord pour qualifier de négatif, surtout quand il est exacerbé…

DÉFINITION DE LA (DES) JALOUSIE(S)

Jalousie : Désir de possession exclusive et crainte d’être trahi

Il arrive que la jalousie prenne, dans une relation affective, un aspect morbide. Le jaloux morbide veut s’assurer l’exclusivité de l’être aimé et vit dans la crainte obsédante d’être trahi. Entre soupçons et inquiétude perpétuels, son comportement devient souvent violent et peut atteindre le délire pathologique. L’intérêt excessif porté par un jaloux délirant à son rival, réel ou supposé, amène à évoquer une homosexualité latente.

 Ah tiens… après vous avoir traités de paranoïaques…on retrouve là l’idée d’homosexualité latente (je sens que je vais me faire plein d’amis avec  ce sujet)

Ce qui m’intéresse  surtout, moi, c’est de savoir à quoi on reconnait un jaloux (avant qu’il nous mette un coup de fusil parce qu’on a accepté de donner du feu à un inconnu dans la rue), comment savoir si je le suis (et à quel point), si c’est un sentiment normal quand on aime, et quelles en sont les conséquences, positives (si si, il y en a !!) ou négatives (là… j’ai pas besoin de vous convaincre).

Et pourquoi pas aussi essayer de comprendre pourquoi nous sommes jaloux (et je pense que la majorité des gens le sont, au moins ponctuellement, et au moins un peu), et si ça se soigne.

On peut considérer que tout est déjà dit au-dessus, dans l’introduction, oui mais… c’est un peu complexe, et surtout un peu vague…

POURQUOI SOMMES NOUS JALOUX ?

1°) Selon Violaine-Patricia Galbert, « la jalousie tient d’abord au désir de posséder l’autre ; le jaloux ne veut pas qu’il lui échappe ». Derrière cette volonté d’emprise se cache un état de dépendance affective.

Le travail du thérapeute consiste alors à sortir le jaloux de cette relation fusionnelle en lui inculquant les principes de l’autonomie : Il s’agit de lui apprendre à s’épanouir seul, sans l’autre qui lui sert de substitut .

« Le rapport à la mère étant un rapport amoureux que l’enfant ne veut pas partager, la jalousie amoureuse n’est jamais qu’une réminiscence de cette relation vécue dans l’enfance », explique Denise Lachaud, psychanalyste.

(la période de l’enfance concernée est le passage de la période Pré-Oedipienne à la période Oedipienne, là où l’enfant passe d’un état de fusion avec sa mère à une certaine compétition avec le père, qui peut être vécue comme un abandon de sa « place » privilégiée, si on schématise grossièrement)

2°) Alain Krotenberg, psychiatre, souligne pour sa part que, « chez les femmes, la jalousie révèle un comportement hystérique et dépressif tandis que, chez les hommes, elle a un caractère paranoïaque et obsessionnel, ce qui la rend plus difficilement guérissable ».

La psychanalyse considère la jalousie comme un reflet du désir inconscient de tromper l’autre. Parce que ce désir d’infidélité est insupportable, le jaloux s’en défend en l’attribuant à l’autre.

Ce mécanisme, dit de projection, est difficile à accepter. Pour le jaloux, d’abord, qui n’admettra pas que ce sont ses propres désirs qu’il projette sur l’autre. Pour le conjoint, ensuite, qui risque de conclure

« C’est donc à moi d’être jaloux, puisque tu désires me tromper. »

Les deux doivent alors admettre que ces désirs sont inconscients, donc  sans lien avec la réalité.www.morninglife.fr

La Jalousie – Partie 2

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